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Ecrits de personnalités de Figeac DENIS BÉNÉVENT Libraire à Figeac




Ecrits de personnalités de Figeac DENIS BÉNÉVENT Libraire à Figeac



Certes, on ne choisit pas son nom mais BÉNÉVENT, quand on est libraire, peut porter à confusion. BÉNÉVENT, c'est aussi le nom d'un éditeur à compte d'auteur. Passée cette précision, j'ai lu avec plaisir sa "Lettre ouverte d’un libraire accablé" publiée sur liberation.fr le 13 septembre 2011 (j'ignore si elle eut droit à l'édition papier... elle le mériterait, elle apporte nettement plus de clés de compréhension que la tribune du même jour de VINCENT MONADÉ, le Directeur du MOTif, assez ridiculement titrée "Amazon m’a tuer ?"
Dans sa Lettre ouverte d’un libraire accablé, Denis Bénévent explique très bien ce que je ne pensais plus trouver sur le net, tant on dirait qu'éditeurs et libraires ont signé un nouveau pacte d'Amour, même avec Lagardère...
Denis Bénévent s'adresse aux éditeurs, y dénonce ce qu'il perçoit comme une grande hypocrisie : "J’aurais aimé croire, en tant qu’acteur naïf et en voie de disparition, que le meilleur moyen d’aider un tiers, voire un «partenaire», consistait à cesser de lui nuire. Vous semblez penser différemment. D’abord vous nous gavez démesurément de livres, ensuite vous nous asséchez financièrement..."
Plus loin : "Vous portez plutôt, à mon sens, les habits du pompier pyromane. C’est vous qui, en entrant dans l’ère de l’industrie et de la distribution, avez bouleversé les fragiles équilibres que la loi sur le prix unique avait réussi à installer. "
Il pointe du doigt cette loi Lang qu'un consensus mou voudrait désormais nous présenter comme merveilleuse : "La loi du 10 août 1981 vous a donné le choix de nous accorder le droit de vivre, de survivre ou de mourir."
Non, entre les libraires et les éditeurs (les distributeurs) tout n'est pas parfait comme pourrait le laisser croire la publicité : "Si vous pensez «sincèrement» qu’un réseau dense, de librairies professionnelles est indispensable et bénéfique à la création littéraire, à la diffusion de la pensée et à la bonne marche, durable, de vos affaires, alors laissez aux libraires (en l’augmentant conséquemment !) une marge qui leur permette de vivre dignement."

Bravo monsieur Denis Bénévent mais les libraires ont commis une erreur historique : en préférant travailler avec les grands distributeurs d'éditeurs qui se regoupaient plus qu'en organisant une distribution où auraient eu leur place les écrivains indépendants. Aujourd'hui les écrivains indépendants ne voient vraiment pas l'utilité de travailler avec vous : ils sont passés à l'ebook.

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